Ressusciter notre patrimoine

Du Pic Saint Loup aux Cévennes, on trouve un pays de garrigue rocailleuse d'où jaillit un thym aux fleurs modestes, à l’ombre de mûriers dont on nourrit les vers à soie depuis près d'un millénaire.

A l’âge d’or de la soie, les paysans y portaient un moucadou del col ("mouchoir de cou" en occitan).

1095

La légende de Saint Loup

Eté 1095. Dame Renaude veut marier ses fils Loup, Guiral et Clair. Les trois frères tombent amoureux de la même femme, Irène. ​​Indécise, elle promet son cœur à celui qui, au cours de la Croisade, se montrera le plus courageux.

Lorsque les trois chevaliers reviennent de Terre Sainte chargés de trésors, ils croisent un long convoi funèbre. Irène s'est consumée d’amour. Inconsolables, ils décident de vivre en ermites au sommet de trois montagnes après avoir donné leurs richesses.

Loup, revenu avec de la soie d’Orient et de curieuses graines, les offre à ses amis cévenols. Ils étudient minutieusement les chenilles qui en éclosent et leurs cocons.

A chaque anniversaire de la mort d’Irène, les frères allument un grand feu en sa mémoire. Les années passent et, un à un, ils cessent d'illuminer le Mont Saint-Clair, le Rocher de Saint-Guiral et le Pic Saint-Loup, qui portent encore leur nom.

1853

L'âge d'or de la soie

Du XIIe au XIXe siècle, beaucoup de foyers paysans du Sud de la France cultivent des vers à soie.

En 1853, la France produit 26.000 tonnes de soie, dont la moitié des Cévennes jusqu’au Pic Saint Loup.

Puis la production s'éteint. La maladie des vers d’abord, soignée par Pasteur. La concurrence du nylon ensuite, puis les délocalisations. Des milliers d'emplois disparaissent dans le silence.

Plus aucun fil de soie n’est d’origine française.

2025

La résurrection de la soie

L'héritage de la soie française ne tient qu'à un fil. Il suffit pourtant de deux papillons amoureux.​ Avant de mourir, la femelle Bombyx pond 500 œufs, qui deviendront des vers à soie nourris de feuilles de mûrier blanc. Leurs 500 cocons, une fois dévidés, donnent 500 km de soie. De quoi tisser un foulard.

En 2025, un retour aux sources est orchestré par un sériciculteur passionné et un entrepreneur social ayant grandi au pied du Pic Saint-Loup. Le savoir-faire séricicole se transmet et se réinvente avec excellence, des mûriers jusqu'aux carrés de soie.​​

SAINT LOUP fabrique le premier foulard de soie française depuis le siècle dernier. En quelques jours, les 300 premiers exemplaires, numérotés, sont en rupture de stock.

Pour en savoir plus

Des partenaires engagés

SAINT LOUP compte sur des alliés bienveillants.

Les partenaires de la première heure sont ​Cévennes En Soie et Michel Costa, Akté Services et Samuel Hervé, REAL Promotion et Guillaume Herrero, ESG Luxe et Julien Blanc, Barbara Reihle. Ont suivi les 300 soutiens du lancement de la première capsule de foulards numérotés, notamment Pierre Pageot, Antonia Dobonyi, Françoise Durrieu, Sven-Michel Lourié, Amanda Dharma, Valérie Rmbd, Matias Bonijol, George-André Lopez, PE Julien, Claudia Enrech, Joel Cuartero, François Huault, Chekeba Hachemi, Geneviève Maury, Ghislaine Bascou, Christine Chavoutier, Bernardette Weber, Thomas Fouchault, Boudoumu, Pascale Baussant.​​